Des Voix de Femmes dans la Mêlée (1914-1918)
Lecture publique : Agnès Lalle, Philippe Bertin
Musique électro-acoustique : Lise
Colette – Henriette Sauret – Anna de Noailles – Lucie Delarue-Mardrus – Cécile Périn

+ lecture immersive dans l’ouvrage de Marcelle Capy « Une Voix de Femme dans la Mêlée », le manifeste d’une indignée pendant la Grande Guerre, partiellement censuré en 1916, Entre-temps éditions, 2015.

Un grand nombre d’écrivains et de poètes ont été confrontés à la Première Guerre mondiale. Leur œuvre en fait écho. Beaucoup de ces hommes s’exposèrent en première ligne mais la part d’engagement des femmes, tout aussi vif sur le front de l’écriture, comme à l’arrière dans les champs ou les usines, reste étrangement méconnue.

Rappelons qu’il aura fallu attendre le tout début du XXe siècle pour assister à l’essor créateur des femmes en littérature comme en poésie. Nombre de ces poètes, de ces romancières de la Belle Époque et des Années folles, sont aujourd’hui, Colette à part, méjugées et le plus souvent oubliées. Elles occupent pourtant une vraie place dans l’histoire de la littérature. Elles illustrent parfaitement la condition féminine à une période où le rôle de la femme est en pleine mutation. Ces poètes, d’Anna de Noailles à Lucie Delarue-Mardrus ont, soit pris part sur un plan patriotique au renforcement moral des millions de Français engagés dans les combats, soit dénoncé l’absurdité et l’horreur de cette guerre et revendiqué un pacifisme authentique.

Proposition musicale et littéraire inédite

La voix cristalline d’Agnès Lalle et la voix grave de Philippe Bertin permettent d’offrir tour à tour une couleur particulière à chaque texte. Et Lise, en alchimiste du son, crée des espaces parallèles où les repères de temporalité et de lieu sont effacés pour laisser place à un univers intime, poétique, hypnotique, une mise en lumière de l’infime et de l’imperceptible.



Une exposition

La Grande Guerre, vue sous 5 prismes différents.

Cette exposition modulable permet de retrouver un dialogue, entre le réel et l’imaginaire réinventé des poilus sur le Front, avec leurs familles vivant à l’arrière. Philippe Bertin choisit des images « standard » – coupures de magazine, cartes postale, photocopies – qu’il replace dans une perspective contemporaine.

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